Le guide complet pour investir en République dominicaine en 2025

Vous rêvez de soleil, de plages turquoise… mais aussi de rentabilité et de diversification patrimoniale ? La République dominicaine coche toutes les cases : une destination en plein essor, des rendements locatifs attractifs, une fiscalité allégée, et un coût d’entrée encore accessible.

Mais attention : derrière les paysages de carte postale se cache un marché immobilier bien spécifique, avec ses opportunités, ses subtilités… et ses pièges. Beaucoup d’investisseurs s’y lancent mal préparés, attirés par des promesses alléchantes — et s’exposent à des erreurs coûteuses.

Panorama actualisé de la République dominicaine

Avant d’investir dans un pays étranger, il est essentiel de comprendre son environnement global. En République dominicaine, l’équilibre entre qualité de vie tropicale, dynamisme économique et stabilité relative attire chaque année des milliers d’investisseurs internationaux.

Ce chapitre vous offre un aperçu à jour, précis et structuré, pour bien situer votre projet d’investissement dans son contexte local. Vous y trouverez des données clés sur la géographie, le climat, l’économie post-Covid, ainsi qu’un focus sur les infrastructures stratégiques qui soutiennent la croissance du pays.

Géographie, langue, climat et fuseau horaire : ce qu’il faut savoir avant d’investir

Située sur l’île d’Hispaniola, partagée avec Haïti, la République dominicaine s’étend sur environ 48 000 km². Elle est bordée par l’océan Atlantique au nord et la mer des Caraïbes au sud.

Le pays compte une population de plus de 11 millions d’habitants, majoritairement urbaine. Sa capitale, Saint-Domingue, est aussi le principal centre économique.

  • Langue officielle : espagnol, mais l’anglais est couramment utilisé dans les zones touristiques. Le français est aussi parlé dans certaines communautés expatriées (Las Terrenas, Cabarete).
  • Monnaie : peso dominicain (DOP). Les transactions immobilières se négocient souvent en dollars US, surtout avec des investisseurs étrangers.
  • Climat : tropical, avec deux saisons principales (sèche de décembre à avril, humide de mai à octobre). Les zones côtières bénéficient d’un environnement agréable toute l’année.
  • Fuseau horaire : GMT -4 (pas de changement d’heure).

Ce cadre naturel stable et ensoleillé est un atout majeur pour l’investissement touristique et locatif.

L’économie dominicaine en chiffres : une croissance soutenue par le tourisme et les investissements étrangers

La République dominicaine affiche une des croissances économiques les plus dynamiques de la région Caraïbe depuis deux décennies.

  • PIB 2023 : environ 120 milliards USD.
  • Croissance annuelle moyenne : entre 4,5 % et 5,5 %, selon les années.
  • Inflation maîtrisée : autour de 4 à 5 % en 2023, avec des politiques monétaires relativement stables.

Le tourisme représente près de 15 % du PIB directement, et plus de 20 % si l’on inclut les secteurs indirectement liés (construction, transport, commerce).

Les Investissements Directs Étrangers (IDE) sont en grande partie orientés vers l’immobilier, l’hôtellerie, l’énergie et les zones franches. En 2023, ils ont atteint plus de 4 milliards USD, principalement en provenance des États-Unis, du Canada, d’Espagne, mais aussi de France.

Cette dynamique est soutenue par une politique d’accueil favorable aux capitaux étrangers, avec peu de restrictions à la propriété pour les non-résidents.

Après la pandémie : relance rapide et reprise des investissements

La crise du Covid-19 a ralenti temporairement l’activité économique en 2020, mais la République dominicaine a su rebondir rapidement.

Dès 2021, le pays a mis en place une stratégie ambitieuse pour relancer le tourisme avec :

  • Un plan de vaccination massif, incluant les professionnels du tourisme dès les premières phases.
  • Des incitations fiscales pour les projets touristiques (prolongation des avantages CONFOTUR).
  • Une politique d’ouverture des frontières maîtrisée mais rapide.

Résultat : plus de 10 millions de visiteurs en 2023, un record historique, avec des taux d’occupation hôtelière dépassant souvent les 80 % dans les zones les plus prisées.

Le marché immobilier a suivi : hausse de la demande, remontée des prix, et projets neufs en pleine expansion, notamment à Punta Cana, Cap Cana, Las Terrenas et Miches.

Infrastructures : un pays en plein développement structurant

Pour accompagner sa croissance, la République dominicaine a massivement investi dans ses infrastructures ces dernières années. C’est un des points clés pour juger la solidité d’un investissement à moyen et long terme.

  • Réseau routier : plus de 19 000 km de routes, dont une grande partie rénovée entre 2015 et 2022. L’autoroute du Nord permet de relier Saint-Domingue à Puerto Plata en 3h. Une nouvelle liaison express entre Punta Cana et Saint-Domingue est en projet.
  • Aéroports : 8 aéroports internationaux, dont Punta Cana (le plus fréquenté des Caraïbes) et Las Américas à Saint-Domingue. Des vols directs depuis Paris, Bruxelles, Montréal, Miami ou Madrid.
  • Ports : les ports de Caucedo, Haina et Amber Cove assurent la connectivité logistique, y compris pour les croisières.
  • Télécoms & fibre optique : couverture 4G quasi nationale, déploiement rapide de la fibre dans les grandes villes et zones touristiques.
  • Zones de développement prioritaires :
    • Cap Cana : luxe, golf, marina, copropriétés haut de gamme.
    • Miches : nouvelle station balnéaire en développement avec de grands groupes hôteliers.
    • Las Terrenas & Las Galeras : idéales pour les projets locatifs ou de résidence secondaire.
    • Jarabacoa : niche pour les éco-projets en montagne (agritourisme, retraite).

Pourquoi investir en République dominicaine ? (avec chiffres clés)

La République dominicaine attire chaque année un nombre croissant d’investisseurs, séduits par un environnement favorable, des rendements attractifs, et un potentiel touristique encore sous-exploité dans certaines zones. Mais au-delà du climat et des plages, il existe de vraies raisons économiques et structurelles d’y placer son capital.

Une qualité de vie enviable pour les investisseurs et expatriés

Avec son climat tropical agréable toute l’année, une ambiance décontractée, une culture riche, et un coût de la vie inférieur à celui de l’Europe, la République dominicaine figure parmi les destinations préférées des investisseurs souhaitant combiner rendement et cadre de vie.

  • Coût de la vie : en moyenne 40 à 50 % moins cher qu’en France. Un couple peut vivre confortablement avec 1 500 à 2 000 €/mois (hors loyer).
  • Fiscalité avantageuse : pas d’impôt sur la fortune, pas de CSG-CRDS, imposition des revenus uniquement si perçus en République dominicaine (si résident fiscal).
  • Mode de vie : plages accessibles, culture musicale omniprésente, gastronomie métissée, vie sociale animée.
  • Accès aux soins : cliniques privées de qualité dans les grandes villes (Santo Domingo, Santiago, Punta Cana).

💡 C’est aussi une destination plébiscitée par les jeunes retraités, les digital nomads et les chefs d’entreprise en quête d’un environnement fiscal allégé et d’une résidence secondaire rentable.

Le tourisme : moteur puissant de l’économie locale

Le tourisme est le pilier central de l’économie dominicaine. Le pays ne cesse de battre des records d’affluence, ce qui alimente la demande locative à court terme, booste les prix immobiliers dans les zones balnéaires, et renforce la sécurité des investissements liés à l’hôtellerie ou à la location saisonnière.

  • Nombre de visiteurs étrangers (2023) : plus de 10 millions, un record historique, dont 1,2 million de croisiéristes.
  • Taux d’occupation hôtelière : supérieur à 80 % dans les grandes stations balnéaires comme Punta Cana, Cap Cana ou Bayahibe.
  • Durée moyenne de séjour : 8 à 10 jours.
  • Revenus du tourisme en 2023 : environ 10 milliards USD, en hausse de +25 % sur deux ans.

📌 Projets d’envergure en cours :

  • Miches : nouvelle zone balnéaire développée avec le soutien du gouvernement.
  • Puerto Plata et Samaná : en reconversion vers le tourisme premium.
  • Multiplication des terminaux de croisière (Taino Bay, Port Cabo Rojo, Amber Cove).
  • Extension de chaînes internationales : Marriott, Hilton, Four Seasons.

👉 Conséquence directe : une demande locative stable et en croissance, même hors des pics saisonniers.

Une connectivité internationale optimale pour les voyageurs et les investisseurs

Le pays est très bien relié à l’Europe et à l’Amérique du Nord, deux des principales sources d’investisseurs. Cela facilite la gestion à distance, les séjours réguliers sur place, et la location touristique.

  • 8 aéroports internationaux, dont :
    • Punta Cana (PUJ) : principal aéroport touristique, vols directs depuis Paris, Bruxelles, Montréal, Miami, Madrid…
    • Las Américas (SDQ) à Santo Domingo : pour les affaires et les correspondances régionales.
    • Cibao (STI) à Santiago : liaison avec New York, Miami, Boston.
  • Vols directs depuis la France : Air France, Air Caraïbes, Corsair, avec une fréquence accrue pendant l’hiver.
  • Durée de vol depuis Paris : environ 9 heures.

🚀 Les plans d’expansion prévoient de nouveaux terminaux, une meilleure interconnexion terrestre entre aéroports et zones hôtelières, et des facilités pour les jets privés et vols régionaux.

Un cadre juridique relativement favorable, mais exigeant de la vigilance

Bien que globalement stable, le cadre juridique en République dominicaine n’est pas sans zones d’ombre. Il est essentiel de s’entourer d’experts locaux pour sécuriser ses transactions.

Points positifs :

  • Les étrangers peuvent acheter librement des biens immobiliers, sans obligation de résidence.
  • Une réforme du cadastre est en cours pour fiabiliser les titres de propriété via un registre électronique national.
  • Le cadre légal encadrant les copropriétés, la location saisonnière et les sociétés est bien établi.

Points de vigilance :

  • Corruption encore présente, notamment dans certaines administrations locales.
  • Projets “fantômes” ou surévalués par des promoteurs sans garantie d’achèvement.
  • Risques liés à l’absence de titres clairs : toujours exiger un Certificado de Título.

🛑 Il est fortement recommandé de travailler avec un avocat indépendant, spécialisé en droit immobilier local, et de ne jamais signer ni verser quoi que ce soit sans due diligence complète.

🏆 Top 5 des raisons pour lesquelles les investisseurs étrangers choisissent la République dominicaine

  1. Rentabilité locative élevée : de 6 à 12 % brut selon la zone et le type de location (court ou long terme).
  2. Accessibilité géographique : vols directs, pas de visa pour les séjours de moins de 90 jours, climat stable.
  3. Fiscalité avantageuse : impôts faibles, aucune restriction pour les investisseurs étrangers.
  4. Stabilité monétaire relative : dollar souvent utilisé, inflation modérée, système bancaire solide.
  5. Potentiel encore sous-exploité dans certaines régions : Miches, Barahona, Jarabacoa, Montecristi…

🏘️ Marché immobilier en République dominicaine : état des lieux et potentiel

L’immobilier est l’un des secteurs les plus attractifs en République dominicaine, aussi bien pour les investisseurs étrangers que pour les locaux. Boosté par le tourisme, les IDE, et une fiscalité incitative, le marché a connu une forte dynamique post-Covid, avec des prix en hausse dans plusieurs régions.

Dans ce chapitre, on plonge dans le concret et le chiffré : évolution des prix, types de biens, zones porteuses, rentabilité locative réelle. Objectif : vous permettre d’identifier les meilleures opportunités selon votre profil et votre stratégie.

📈 Évolution des prix immobiliers : entre stabilité urbaine et envolée côtière

Les prix ont connu une hausse notable depuis 2020, portée par la reprise touristique, la raréfaction du foncier en bord de mer, et l’afflux d’investisseurs nord-américains et européens.

Voici une moyenne des prix constatés au m² en 2024, selon les types de zones :

ZoneAppartement neuf (€ / m²)Villa / Maison (€ / m²)
Punta Cana / Cap Cana2 200 à 3 500 €2 800 à 4 500 €
Las Terrenas1 800 à 2 800 €2 500 à 3 800 €
Santo Domingo (centre)1 600 à 2 500 €2 000 à 3 000 €
Cabarete / Sosúa1 500 à 2 300 €2 000 à 3 200 €
Juan Dolio / Guayacanes1 300 à 2 000 €1 800 à 2 800 €
Barahona / Miches (émergentes)1 100 à 1 600 €1 500 à 2 500 €

🔍 Tendance sur 5 ans :

  • +20 à +35 % dans les zones côtières les plus demandées
  • Stabilité ou légère hausse dans les zones urbaines
  • Explosion de la demande sur les terrains constructibles dans les régions en développement (notamment Miches et Barahona)

📍 Zones à fort potentiel : où investir selon son profil ?

Chaque zone a son ADN, ses atouts, ses risques. Voici un focus ciblé selon votre stratégie :

👨‍👩‍👧‍👦 Résidence secondaire ou retraite

  • Las Terrenas : ambiance francophone, plages paradisiaques, infrastructure de santé correcte.
  • Jarabacoa : climat plus frais en montagne, nature, sécurité, qualité de vie.
  • Juan Dolio : proche de Santo Domingo, calme, golf, copropriétés bien tenues.

💸 Investissement locatif court terme

  • Punta Cana / Cap Cana : rendement élevé, forte demande Airbnb, infrastructures premium.
  • Bávaro : secteur populaire, nombreux resorts, très bon turnover locatif.
  • Sosúa / Cabarete : niche kitesurf, tourisme actif, rentabilité stable.

🚀 Revente spéculative ou investissement foncier

  • Miches : mégaprojets en cours, prix encore abordables, gros potentiel de plus-value.
  • Barahona : en train de s’ouvrir au tourisme, foncier bon marché, projets de croisières.
  • Santiago : deuxième ville du pays, développement rapide, prix raisonnables.

🏠 Typologie des biens disponibles : offre variée, à adapter à votre stratégie

Le marché immobilier dominicain propose une palette de biens très large. Voici les grandes catégories, avec leurs fourchettes de prix en 2024 :

Type de bienPrix d’entrée moyen (€)Profil adapté
Studio / T1 dans résidence avec piscine85 000 à 120 000 €Primo-investisseur, location Airbnb
Appartement 2 chambres proche plage130 000 à 200 000 €Famille, investisseur locatif
Villa avec jardin / piscine privée250 000 à 450 000 €Résidence secondaire, location saisonnière haut de gamme
Terrain constructible (zone touristique)à partir de 40 €/m²Projet de construction, spéculation foncière
Copropriété hôtelière (type condo-hôtel)à partir de 100 000 €Investisseur passif, programme locatif clé en main

💡 À noter : les programmes sous CONFOTUR permettent souvent une exonération fiscale pendant 15 ans, ce qui renforce considérablement la rentabilité nette.

📊 Rentabilité locative réelle par zone : du concret, pas de promesses

La rentabilité dépend du type de bien, de la gestion (personnelle ou via une conciergerie), et surtout de l’emplacement.

Voici une estimation des rendements bruts moyens constatés :

ZoneLocation saisonnière (Airbnb)Location longue durée
Punta Cana / Cap Cana8 à 12 %5 à 7 %
Las Terrenas7 à 10 %4 à 6 %
Cabarete / Sosúa6 à 9 %4 à 5 %
Santo Domingo (centre)5 à 7 %4 à 5 %
Juan Dolio5 à 7 %3 à 4 %

🔑 La location saisonnière, via Airbnb ou Booking, reste la stratégie la plus rentable, à condition d’assurer une bonne gestion et une visibilité continue.

🧠 Matrice stratégique : quelle zone pour quel type d’investissement ?

ObjectifPunta CanaLas TerrenasSanto DomingoMichesJarabacoa
Airbnb / court terme✅✅✅✅✅✅❌ (trop neuf)❌
Résidence secondaire✅✅✅✅✅✅❌✅✅✅
Retraite / qualité de vie✅✅✅✅✅❌✅✅✅
Spéculation foncière✅❌❌✅✅✅✅
Revente après rénovation✅✅✅✅✅❌❌

📌 Conseil : certains investisseurs combinent plusieurs stratégies — par exemple : acheter une villa à Las Terrenas pour y vivre quelques mois et louer le reste de l’année sur Airbnb.

📝 Processus d’achat immobilier pour un étranger en République dominicaine

Acheter un bien immobilier en République dominicaine est tout à fait légal et accessible pour un non-résident. Il n’existe aucune restriction à la propriété foncière pour les étrangers. Mais attention : si le marché semble simple en apparence, il cache des complexités juridiques qu’il ne faut surtout pas sous-estimer.

🔎 Étapes légales simplifiées : de la réservation à l’enregistrement

Voici le parcours standard d’une acquisition immobilière en République dominicaine pour un étranger :

  1. Lettre d’intention ou réservation du bien : généralement accompagnée d’un dépôt de 5 à 10 %.
  2. Due diligence juridique : menée par un avocat indépendant, elle permet de vérifier :
    • La validité du titre de propriété.
    • L’existence d’hypothèques, servitudes ou dettes associées.
    • La conformité du bien (cadastre, permis, statuts de copropriété).
  3. Rédaction de l’acte de vente : rédigé par l’avocat ou le notaire. Ce dernier n’a pas le même rôle qu’en France : il authentifie mais ne vérifie pas automatiquement la validité du titre.
  4. Signature chez le notaire : les deux parties signent en présence du notaire, ou via procuration.
  5. Paiement du solde et transfert des fonds (compte séquestre recommandé).
  6. Enregistrement auprès du Registro de Títulos : l’acte est enregistré et un nouveau titre est émis au nom de l’acheteur.

📆 Durée moyenne du processus complet : entre 30 et 90 jours, selon la diligence de chaque partie.

⚠️ Risques fréquents et erreurs à éviter

Même si le marché est en plein essor, il est impératif de rester vigilant. Voici les pièges les plus courants :

  • Titres de propriété incomplets ou falsifiés : encore trop fréquents, surtout sur les terrains.
  • Vente sans autorisation du véritable propriétaire : bien vérifier l’identité et les procurations.
  • Promoteurs peu fiables : projets “en pré-construction” sans garantie, retards majeurs ou abandon pur et simple.
  • Copropriétés mal gérées : charges impayées, absence de fonds de réserve, litiges fréquents entre copropriétaires.
  • Enregistrement non finalisé : certains acheteurs pensent être propriétaires… mais ne le sont pas officiellement car leur acte n’a jamais été inscrit.

💡 Le bon réflexe : ne jamais acheter sans une due diligence complète. Et toujours passer par un avocat indépendant, même dans un programme neuf.

💰 Coût total d’acquisition : à quoi s’attendre ?

Le prix affiché n’est que la base. Voici les frais à prévoir pour un achat immobilier en République dominicaine :

Poste de dépenseMontant estimatif
Frais d’enregistrement & taxes (Impuesto de Transferencia)3 % du prix d’achat
Frais d’avocat1 % à 1,5 % du prix (forfait possible)
Frais de notaire0,5 % à 1 %
Traduction et légalisation éventuelles200 à 500 €
Frais bancaires / virement international / changeVariables (à anticiper)

👉 Total global : environ 5 à 6 % du prix du bien.

À noter : certains projets en pré-construction ou sous le régime CONFOTUR bénéficient d’une exonération totale des taxes de transfert pendant plusieurs années.

🏢 Acheter en nom propre ou via une société : quel montage choisir ?

En République dominicaine, un étranger peut acheter en nom propre, sans résidence. Mais dans certains cas, acheter via une société locale (SRL) ou une structure offshore peut s’avérer judicieux, notamment pour des projets à visée patrimoniale ou locative.

➕ Avantages d’un achat via société :

  • Facilite la transmission (cession de parts, pas besoin de revente du bien).
  • Protection juridique en cas de litige ou de dettes personnelles.
  • Possibilité de déduire certaines charges (si activité locative déclarée).
  • Accès facilité au financement local (pour certains projets).

➖ Inconvénients :

  • Création et gestion annuelle de la société (comptable, fiscalité minimale à prévoir).
  • Coût de création : entre 1 000 et 2 000 € selon le cabinet.

📊 Simulation comparative :
Un appartement à 200 000 € destiné à la location Airbnb :

StructureCoût initialFiscalité locativeTransmission
Nom propre≈ 210 000 €27 % maxDonation ou succession
SRL locale≈ 213 000 €1 % IPI + 27 % sur bénéfices (avec charges déductibles)Vente de parts plus flexible

➡️ Recommandé à partir de deux biens ou plus, ou si l’objectif est la revente à moyen terme.

✅ Checklist juridique préachat : à utiliser systématiquement

Avant de vous engager, voici la checklist essentielle à vérifier avec votre avocat :

  • ✅ Titre de propriété original (Certificado de Título)
  • ✅ Absence de charges, hypothèques ou litiges sur le bien
  • ✅ Permis de construire et conformité urbaine (pour les biens neufs ou terrains)
  • ✅ Statuts de la copropriété + règlement intérieur
  • ✅ Historique de paiement des charges de copropriété (2 dernières années)
  • ✅ Présence ou non de CONFOTUR (et validité du certificat)
  • ✅ Vérification de l’identité du vendeur
  • ✅ Acte de promesse ou compromis de vente clair, avec échéances, pénalités, conditions suspensives
  • ✅ Preuve d’existence et de fiabilité du promoteur (registre du commerce, réalisations passées)
  • ✅ Plan de gestion post-acquisition : qui loue, qui gère, à quel coût ?

📌 Astuce : demandez toujours une traduction certifiée si les documents vous sont fournis en espagnol juridique.

💼 Fiscalité immobilière et cadre juridique en République dominicaine

Si le marché immobilier dominicain séduit autant les investisseurs étrangers, c’est aussi grâce à une fiscalité globalement avantageuse. Les impôts y sont plus simples et souvent moins lourds qu’en France, mais certaines règles méritent d’être maîtrisées pour éviter les mauvaises surprises, notamment en cas de revente ou de revenus locatifs.

🏠 Quels impôts à l’achat, à la détention et à la revente ?

📌 À l’achat

  • Impuesto de Transferencia Inmobiliaria (taxe de transfert) :
    3 % de la valeur du bien (valeur cadastrale ou valeur déclarée, la plus haute des deux).

💡 Exonération possible si le bien est sous régime CONFOTUR (voir plus bas).

📌 Pendant la détention

  • IPI (Impuesto al Patrimonio Inmobiliario) : impôt annuel sur les biens immobiliers :
    • 1 % sur la valeur excédant 8 750 000 DOP (≈135 000 €) par personne.
    • En dessous de ce seuil : pas d’IPI.

➡️ Exemple : un appartement à 200 000 € détenu en nom propre → IPI ≈ 650 €/an.

  • Impôts sur les revenus locatifs :
    • 27 % sur les bénéfices nets (après déduction des charges).
    • Applicable uniquement si vous déclarez l’activité de location (et que vous êtes résident fiscal en RD ou que le bien est exploité par une société locale).

📌 À la revente

  • Plus-value imposable uniquement si le bien est détenu via une société locale ou si vous êtes résident fiscal. Le taux applicable est de 27 % sur la plus-value nette (valeur d’achat indexée – valeur de revente – frais).

En nom propre, si vous n’êtes pas résident fiscal, la plus-value n’est pas systématiquement imposée, mais attention aux lois françaises si vous êtes encore résident en France.

🎯 Avantages du régime CONFOTUR : un levier fiscal à ne pas négliger

Le régime CONFOTUR (Ley 158-01) est un dispositif d’incitation fiscale mis en place pour soutenir le développement du tourisme.

✅ Avantages concrets pour l’investisseur :

  • Exonération totale de l’impôt de transfert (3 %)
  • Exonération de l’IPI pendant 15 ans
  • Exonération de l’impôt sur les revenus locatifs liés au bien pendant 15 ans (sous conditions)
  • Exonération de l’impôt sur la plus-value à la revente (dans certains cas)

📋 Comment en bénéficier ?

  • Le bien doit faire partie d’un projet validé par le ministère du Tourisme.
  • Vous devez acheter dans une résidence neuve ou en pré-construction enregistrée sous CONFOTUR.
  • Le promoteur vous fournit une attestation d’exonération individuelle, valable pour 15 ans à compter de la remise du bien.

⚠️ Certains projets se réclament “CONFOTUR” sans l’être officiellement. Exigez le certificat individuel d’enregistrement CONFOTUR avant tout achat.

🇫🇷 Et avec la France ? Le point sur la double imposition

À ce jour, il n’existe pas de convention fiscale entre la France et la République dominicaine. Cela implique plusieurs points de vigilance :

  • Si vous êtes résident fiscal français et que vous percevez des revenus locatifs en RD :
    • Vous devez les déclarer en France, avec le risque d’une double imposition (car les revenus peuvent être aussi taxés localement).
    • Pas de crédit d’impôt automatique comme dans d’autres pays conventionnés.
  • En revanche, les plus-values réalisées à la revente sont rarement imposées localement si vous détenez le bien en nom propre et n’êtes pas résident fiscal RD. Elles devront toutefois être déclarées en France le cas échéant.

🧩 Solution alternative : pour les investisseurs actifs, créer une structure dédiée peut permettre d’optimiser la fiscalité (voir plus bas).

🏢 Société locale ou SCI offshore : quelle structuration pour votre investissement ?

📍 Option 1 : Société dominicaine (SRL)

  • Permet de déduire les charges, d’optimiser les revenus locatifs déclarés, et de gérer plusieurs biens sous une même entité.
  • Fiscalité sur les bénéfices : 27 %, mais avec possibilité de déduction des charges de fonctionnement, amortissements, frais de gestion.
  • Utile si vous souhaitez professionnaliser votre activité locative, ou préparer une revente via cession de parts.

🌐 Option 2 : SCI ou société offshore (Panama, Belize…)

  • Pas reconnue en droit dominicain : vous devrez tout de même enregistrer la société comme propriétaire étrangère, via un avocat.
  • Moins d’avantages fiscaux localement, mais utile pour des stratégies de portage international ou des montages patrimoniaux complexes.

📊 Exemple comparatif : bien de 250 000 € en location courte durée

StructureIPI annuelImpôt sur revenus locatifsCoût de gestion annuelAvantages
Nom propre≈ 1 150 €Non imposé (si non résident)AucunSimplicité
SRL locale0 € (si CONFOTUR)27 % sur bénéfices800–1 500 €Déductions, revente facilitée
SCI offshore1 % (via enregistrement local)Complexe, dépend du montage+ frais de société offshoreOptimisation patrimoniale

📋 Tableau récapitulatif : charges fiscales selon stratégie

Type d’investissementImpôt à l’achatIPI annuelImpôt sur revenus locatifsPlus-value à la revente
Achat en nom propre, location saisonnière3 % (0 % si CONFOTUR)1 % (si >135k€)Non imposé (si non résident)France uniquement
Achat via société locale (SRL)3 %0 % (si CONFOTUR)27 % sur bénéfices27 % sur plus-value
Achat via SCI offshore3 %1 % (forfaitaire)Complexe, dépend du statutVariable

💳 Financement immobilier en République dominicaine : quelles options pour les étrangers ?

Contrairement à une idée reçue, il est possible d’obtenir un financement immobilier en République dominicaine en tant qu’étranger, même sans résidence fiscale locale. Toutefois, les conditions sont plus strictes que dans les pays européens, et le financement à l’étranger peut également se heurter à l’absence de convention bilatérale.

🏦 Prêt immobilier auprès d’une banque dominicaine : possible, mais encadré

Les banques dominicaines comme Scotiabank, Banco Popular, Banreservas ou APAP proposent des crédits immobiliers aux non-résidents, sous certaines conditions.

✅ Conditions typiques pour un étranger :

  • Apport personnel élevé : entre 30 % et 50 % du prix du bien (LTV limitée à 50–70 % selon le profil)
  • Revenus stables et déclarés dans le pays d’origine (salarié ou entrepreneur)
  • Âge limite à l’échéance : 65–70 ans selon les établissements
  • Durée : 10 à 20 ans maximum

💰 Taux d’intérêt en 2024 :

  • Environ 7 % à 9 % en dollars USD (taux fixe ou variable selon la durée et la banque)
  • Taux plus avantageux si vous ouvrez un compte courant local et domiciliez vos revenus locatifs

📄 Garanties demandées :

  • Hypothèque sur le bien financé
  • Assurance vie + assurance habitation obligatoire
  • Traduction et certification de vos justificatifs étrangers (revenus, impôts, relevés)

📆 Délais moyens : entre 45 et 90 jours pour une réponse complète.

🤝 Le crédit vendeur : une alternative souple et rapide

Le crédit vendeur (appelé aussi vente à tempérament) est une pratique courante en République dominicaine, notamment dans l’immobilier neuf ou semi-neuf.

📌 Principe :

  • Le promoteur ou le propriétaire accepte d’échelonner le paiement sur une période définie (souvent 1 à 5 ans).
  • Vous signez un contrat de vente avec clause de paiement différé ou progressif.
  • Vous devenez propriétaire au moment du paiement intégral ou dès l’acte, selon l’accord.

✅ Avantages :

  • Pas besoin de passer par une banque (pas de dossier bancaire à constituer)
  • Délais de traitement rapides
  • Taux parfois plus intéressants que dans le circuit bancaire (souvent 0 à 6 %)

⚠️ Précautions à prendre :

  • Vérifier la solidité juridique du contrat (pénalités, clauses en cas de défaut de paiement)
  • Exiger un enregistrement notarié du contrat de crédit
  • Ne verser aucun montant important sans due diligence préalable

➡️ C’est une solution idéale pour un achat dans un programme neuf avec échéancier de construction.

🌍 Financer depuis la France : limites et alternatives

En raison de l’absence de convention fiscale entre la France et la République dominicaine, les banques françaises ne proposent pas de prêt hypothécaire directement adossé à un bien dominicain.

❌ Ce qui ne fonctionne pas :

  • Pas de prêt immobilier classique depuis une banque française sur un bien à Punta Cana.
  • Pas d’hypothèque transfrontalière reconnue en RD.

✅ Les alternatives possibles :

  • Prêt personnel non affecté ou crédit conso (montant limité, taux élevé)
  • Crédit hypothécaire sur un bien situé en France (mise en garantie de votre résidence principale ou locative française)
  • Création d’une SCI en France ou offshore, financée sur fonds propres ou via levée de capital

💡 À noter : les SCPI ou SCI internationales peuvent être utilisées pour mutualiser l’investissement à plusieurs, mais ne permettent pas d’obtenir un financement bancaire local.

📂 Mini-guide : constituer un dossier solide pour une banque dominicaine

Voici les documents généralement requis pour présenter un dossier de prêt immobilier en République dominicaine :

📁 Documents personnels :

  • Passeport en cours de validité
  • Visa touristique ou preuve d’entrée sur le territoire
  • Justificatif de domicile (facture ou bail)

📁 Documents financiers :

  • Relevés bancaires des 6 derniers mois
  • Justificatifs de revenus :
    • Salarié : bulletins de salaire + contrat de travail
    • Indépendant : bilans d’activité + avis d’imposition
  • Attestation de non-endettement (si disponible)
  • Déclaration d’impôts sur les 2 dernières années

📁 Documents liés au bien :

  • Promesse de vente ou contrat de réservation
  • Plan du bien ou descriptif technique (pour les projets neufs)
  • Certificat de CONFOTUR (si applicable)

📌 Conseil : faites appel à un courtier local ou à un agent immobilier francophone ayant l’habitude des dossiers étrangers — cela accélère considérablement le traitement par les banques.

📊 Stratégies d’investissement locatif en République dominicaine

La République dominicaine est une terre de rendement locatif. Avec un flux touristique massif, une diaspora dominicaine active, et un marché du logement en tension dans certaines zones, les opportunités sont multiples. Encore faut-il adopter la bonne stratégie locative, en phase avec votre objectif (rentabilité, tranquillité, valorisation patrimoniale).

🏖️ Location touristique vs location longue durée : quel modèle est fait pour vous ?

1. Location touristique (Airbnb, Booking, courte durée)

  • Rentabilité brute : généralement 8 à 12 % (voire plus dans certaines zones en forte demande comme Punta Cana ou Las Terrenas).
  • Turnover élevé : nécessite un système de gestion réactif, présence locale ou prestataire.
  • Clientèle : vacanciers internationaux, courts séjours, digital nomads, couples ou familles.
  • Atouts fiscaux : exonération possible avec le régime CONFOTUR.

✅ Idéal pour les biens situés proche des plages, dans des résidences avec piscine ou services, ou dans des zones très touristiques.

2. Location résidentielle longue durée

  • Rentabilité brute : autour de 4 à 7 %, selon la localisation et le type de bien.
  • Turnover faible : contrats de 6 mois à 1 an, gestion plus stable.
  • Clientèle : résidents dominicains, expatriés, salariés de groupes hôteliers ou freelances installés.
  • Fiscalité : revenus imposables à 27 % sur le bénéfice net si déclarés via société.

✅ Stratégie plus prudente, conseillée pour les biens situés en ville (Santo Domingo, Santiago) ou dans des zones à mixité touristique et résidentielle (Juan Dolio, Las Terrenas).

🧰 Outils de gestion à distance : piloter son bien sans être sur place

Il est tout à fait possible de gérer un bien locatif en République dominicaine depuis l’étranger, à condition de s’équiper correctement.

🔑 Solutions clés :

  • Conciergeries francophones locales : elles prennent en charge l’accueil, le ménage, la maintenance, les états des lieux, la publication d’annonces. Exemple : Remoters, Caribbean Host.
  • Property managers internationaux : certaines plateformes comme Guesty ou Lodgify permettent de gérer vos réservations multi-canaux, vos paiements, vos communications automatisées.
  • Agences tout-en-un : gestion locative + fiscalité + entretien (formules mensuelles de 10 à 25 % des revenus locatifs).

💡 Conseil : vérifiez que le gestionnaire est agréé localement et propose un reporting transparent avec accès en ligne.

📢 Plateformes de diffusion : visibilité et stratégie de positionnement

🌍 Plateformes généralistes :

  • Airbnb : incontournable en RD, avec une forte demande internationale. Très utilisé pour les courts séjours et les familles.
  • Booking.com : plus orienté hôtellerie, mais performant dans les grandes résidences de standing.
  • Vrbo / Expedia : complément utile selon le marché cible (américain, canadien).

💼 Stratégies spécifiques :

  • Niche luxe : villas avec piscine, service de chef, chauffeur, etc. à promouvoir sur des plateformes comme The Plum Guide ou via réseaux d’agences haut de gamme.
  • Location directe : site web personnel + Instagram + référencement local = marges plus élevées, mais effort marketing conséquent.

💡 Pour se démarquer, investissez dans :

  • Photos professionnelles
  • Description multilingue
  • Référencement SEO local (Airbnb search)

📉 Fiscalité des revenus locatifs : optimiser légalement

La fiscalité dépend du mode d’exploitation choisi et du statut du propriétaire.

📌 En nom propre :

  • Si vous n’êtes pas résident fiscal : souvent pas de taxation locale sur les revenus, mais obligation de déclaration en France (attention à la double imposition).
  • Si vous êtes résident fiscal RD : impôt sur les revenus locatifs à 27 % (avec peu de déductions possibles).

📌 Via société locale (SRL) :

  • Revenus imposés à 27 % sur le bénéfice net (possibilité de déduire charges, frais de gestion, amortissements).
  • Intéressant pour les portefeuilles multi-biens ou les investisseurs professionnels.

📌 Exonérations CONFOTUR :

  • 0 % d’impôt sur les revenus locatifs pendant 15 ans (sous conditions).
  • Idéal pour les biens neufs en zone touristique enregistrés auprès du ministère du Tourisme.

📋 Conseil : consulter un fiscaliste local francophone pour choisir la meilleure structure d’exploitation selon votre situation personnelle.

📆 Calendrier saisonnier : maximiser le taux d’occupation selon les zones

MoisPunta Cana / Cap CanaLas Terrenas / SamanaSanto DomingoJarabacoa / Intérieur
Janvier – Mars🔥 Haute saison🔥 Haute saisonMoyenneMoyenne
Avril – JuinBonneMoyenneHaute (Congrès, affaires)Basse
Juillet – AoûtHaute (familles)BonneMoyenneHaute (vacances locales)
Septembre – OctobreBasse saisonBasse saisonBasseMoyenne
Novembre – Décembre🔥 Très hauteHauteMoyenneMoyenne

🎯 Astuce : dans certaines zones (ex : Cap Cana), la haute saison s’étend sur plus de 6 mois, ce qui renforce la viabilité du modèle locatif saisonnier, à condition d’avoir une stratégie tarifaire adaptée.

🌍 Expatriation et statut de résident investisseur en République dominicaine

De plus en plus d’investisseurs choisissent de s’expatrier en République dominicaine, attirés par sa qualité de vie, sa fiscalité avantageuse et un climat politique globalement stable. Mais obtenir un statut de résident légal implique un processus administratif bien défini, et des choix à faire en matière de résidence fiscale — parfois lourds de conséquences, surtout pour les Français.

🧾 Obtenir un visa investisseur : une procédure encadrée, mais accessible

La République dominicaine propose un visa de résidence temporaire pour investisseurs, particulièrement adapté aux acheteurs immobiliers et entrepreneurs étrangers.

✔️ Conditions d’éligibilité :

  • Justifier d’un investissement minimum de 200 000 USD, que ce soit dans :
    • Un bien immobilier (maison, appartement, terrain)
    • Une société locale (création ou participation)
    • Un dépôt bancaire à terme (placement financier)
  • Fournir un casier judiciaire vierge du pays d’origine
  • Présenter une preuve de revenus stables (ou de ressources suffisantes)

📌 À noter : contrairement à d’autres pays, il n’est pas nécessaire de vivre à temps plein sur le territoire pour maintenir ce visa — mais des visites régulières sont recommandées.

📂 Documents à fournir :

  • Passeport valide + photos d’identité
  • Titre de propriété ou contrat d’achat en cours
  • Preuve de l’origine des fonds investis (virements, relevés bancaires, acte de vente)
  • Extrait de naissance + casier judiciaire apostillés
  • Assurance santé internationale ou locale

⏳ Délais :

  • Visa investisseur initial : environ 2 à 3 mois
  • Résidence temporaire valable 1 an, renouvelable

➡️ Après deux ans de résidence temporaire, il est possible de demander la résidence permanente.

🏠 Résidence permanente et naturalisation : une porte ouverte à la citoyenneté

🎯 Résidence permanente :

  • Obtenue après deux années consécutives sous visa investisseur ou autre titre de séjour valide.
  • Nécessite une mise à jour de dossier, un passage devant l’immigration, et la preuve que l’investissement est toujours actif.

Avantages :

  • Pas besoin de renouveler chaque année
  • Accès à certains droits civils (immatriculation fiscale, ouverture d’entreprise simplifiée)
  • Délai de séjour annuel allongé (possibilité de vivre majoritairement à l’étranger)

🇩🇴 Naturalisation (citoyenneté dominicaine) :

  • Possible après deux années de résidence permanente, soit en moyenne 4 ans après le début du processus.
  • Nécessite de maîtriser un minimum d’espagnol, d’avoir une bonne conduite civique et de passer un entretien formel.
  • Double nationalité autorisée par la République dominicaine (à vérifier avec votre pays d’origine).

💡 Et la fiscalité ? Ce que signifie vraiment “vivre fiscalement en République dominicaine”

⚠️ Cas des Français : attention à l’exit tax et à la règle des 183 jours

S’expatrier ne signifie pas automatiquement devenir non résident fiscal français. Pour cela, il faut :

  • Résider plus de 183 jours par an hors de France
  • Ne plus y avoir son foyer fiscal, ses intérêts économiques ni sa famille principale

Sinon, la France vous considère toujours comme résident fiscal, avec toutes les obligations que cela implique.

📌 En cas de résidence fiscale en République dominicaine :

  • Vous êtes imposé seulement sur vos revenus de source dominicaine
  • Aucun impôt sur la fortune
  • Pas d’imposition mondiale sur vos autres revenus (dividendes, loyers étrangers, etc.)
  • Mais : attention à la requalification par le fisc français si vous conservez des liens trop forts avec la France

⚠️ Exit tax :

  • Si vous détenez un patrimoine mobilier > 800 000 € (actions, parts de sociétés…), vous pouvez être taxé lors de votre départ fiscal de France
  • Cette mesure vise à prélever des impôts sur les plus-values latentes en cas d’expatriation vers un pays non conventionné (comme la RD)

👉 Il est essentiel de se faire accompagner par un avocat fiscaliste spécialisé en mobilité internationale avant toute démarche de résidence.

🧮 Tableau récapitulatif des visas dominicains pour investisseurs et expatriés

StatutDuréeConditions principalesDélai obtentionAvantages
Visa touriste30 à 90 joursAucun (taxe d’entrée à l’arrivée)InstantanéPas de formalité, séjour court
Visa investisseur1 an renouvelableInvestir ≥ 200 000 USD2–3 moisRésidence légale, accès résidence permanente
Résidence permanente2 ans renouvelables2 ans de résidence temporaire6 à 12 moisStabilité, quasi même droits qu’un citoyen
Citoyenneté (naturalisation)À vie2 ans de résidence permanente + test12–18 moisPasseport dominicain, double nationalité

🚀 Innovations et digitalisation du secteur immobilier en République dominicaine

Le secteur immobilier dominicain, historiquement très traditionnel, connaît depuis quelques années une accélération digitale portée par l’arrivée d’investisseurs internationaux, de jeunes promoteurs, et de solutions technologiques globales. Même si le marché reste en partie informel, les initiatives proptech se multiplient et posent les bases d’un écosystème moderne.

🖥️ Proptech et immobilier numérique : où en est la République dominicaine ?

✅ Outils numériques déjà utilisés par les professionnels :

  • Visites virtuelles 360° : proposées par plusieurs agences francophones à Punta Cana, Las Terrenas ou Santo Domingo. Cela permet aux acheteurs étrangers de pré-sélectionner des biens à distance avec un bon niveau de détail.
  • Signatures électroniques : en développement, mais encore peu généralisées. Elles sont possibles dans le cadre d’accords privés (ex : compromis de vente), mais l’acte final reste soumis à un notaire avec signature physique.
  • Dématérialisation du cadastre : en cours depuis 2020. Le registre des titres est partiellement consultable en ligne, avec des améliorations attendues d’ici 2025.

📌 Les plateformes locales comme Plusval, Corotos, ou les agences internationales présentes sur place (Remax, Keller Williams, Secundo) adoptent de plus en plus les outils digitaux, mais le réflexe numérique n’est pas encore uniforme.

🔗 Tokenisation immobilière et DAO : innovation ou mirage local ?

La tokenisation des actifs immobiliers — c’est-à-dire la possibilité d’acheter une fraction d’un bien via la blockchain — attire de plus en plus d’attention dans le monde. En République dominicaine, le cadre légal n’est pas encore prêt, mais certains projets pilotes émergent.

🪙 Tokenisation de biens :

  • Encore à l’état embryonnaire. Aucune plateforme locale n’est officiellement enregistrée pour émettre des « real estate tokens ».
  • Certains promoteurs proposent des parts numériques symboliques, mais sans régulation formelle de la Superintendencia del Mercado de Valores (équivalent local de l’AMF).

🧠 DAO immobilières :

  • Le principe (acheter collectivement un bien via une structure décentralisée et codifiée par smart contract) séduit les jeunes investisseurs tech, mais n’a pas encore trouvé de terrain juridique clair en RD.
  • Certaines initiatives offshore incluent des biens dominicains dans leur portefeuille, mais hors du cadre légal national.

⚠️ Vigilance recommandée : ce marché est en zone grise juridique. À ce stade, il est préférable de ne pas miser uniquement sur des structures 100 % blockchain non reconnues localement, sauf dans une logique spéculative ou expérimentale.

💸 Plateformes d’investissement fractionné : des cas réels à surveiller

Plusieurs plateformes internationales commencent à référencer des projets dominicains ou caribéens dans leur offre :

🔍 Exemples en cours :

  • RealT, Lofty, ou Bricks mentionnent parfois des biens dans les Caraïbes, mais très peu en République dominicaine.
  • Quelques start-ups locales testent le crowdfunding immobilier, mais sans structure réglementaire aboutie.

🧩 Le principal frein :

  • L’absence de réglementation spécifique pour encadrer ces investissements participatifs.
  • Pas encore de cadre légal clair pour protéger les investisseurs étrangers dans ce type de modèle fractionné.

📌 À suivre : le gouvernement dominicain travaille actuellement avec la Banque interaméricaine de développement (BID) sur des projets de fintech et régulation de la blockchain. Des évolutions pourraient voir le jour d’ici 2025–2026.

🔮 Que peut-on attendre d’ici 2026 ? 5 tendances à surveiller

  1. Généralisation des signatures électroniques officielles pour les actes notariés et les contrats de réservation.
  2. Cadastre 100 % numérique et interconnecté avec les notaires, facilitant la due diligence à distance.
  3. Émergence de plateformes locales de tokenisation partielle, encadrées par un nouveau statut juridique.
  4. Accès aux données immobilières ouvertes (prix, transactions, zonage), soutenu par des réformes de transparence foncière.
  5. Montée en puissance de la gestion locative intelligente (conciergeries automatisées, smart locks, intégration aux calendriers OTA).

🧠 En résumé : si l’écosystème tech immobilier dominicain est encore jeune, il avance à grands pas, surtout dans les zones à forte présence étrangère. Les investisseurs qui anticipent ces évolutions pourront profiter d’avantages concurrentiels sur la gestion, la fiscalité et la valorisation de leurs biens.

🌱 Opportunités d’investissement au-delà de l’immobilier en République dominicaine

Si l’immobilier est la porte d’entrée privilégiée des investisseurs étrangers en République dominicaine, d’autres secteurs offrent un potentiel de croissance exceptionnel, souvent sous-exploité. Le pays mise sur la diversification de son économie et propose un cadre fiscal attractif pour attirer les capitaux dans des domaines stratégiques comme l’agroalimentaire, l’énergie, le BTP ou encore les zones franches.

🌾 Écosystèmes porteurs à surveiller

1. Agroalimentaire : entre autosuffisance et exportation

  • Climat tropical et sols fertiles adaptés à une production agricole variée : fruits exotiques, cacao, café, légumes bio, avocats, canne à sucre.
  • Marché local en expansion + demande croissante à l’export, notamment vers les États-Unis.
  • Opportunités dans les filières : agrotransformation, serres, logistique post-récolte.

📌 Barrière à l’entrée : ⚠️ Moyenne
✅ Nécessite un partenaire local + maîtrise du cadre foncier rural
👨‍🌾 Idéal pour les projets à impact (permaculture, circuits courts)

2. Énergies renouvelables : un besoin stratégique

  • Le pays dépend encore largement des énergies fossiles (importées), mais vise 30 % d’énergie renouvelable dans son mix d’ici 2030.
  • Fort ensoleillement et potentiel éolien en zones côtières.
  • Incitations fiscales et douanières pour les projets d’autoconsommation solaire, mini-centrales hybrides, ou unités de biogaz.

📌 Barrière à l’entrée : ⚠️ Moyenne à élevée
✅ Nécessite des autorisations spécifiques et une bonne connaissance du marché énergétique
🔌 Intéressant pour les investisseurs techniques ou les partenariats franco-dominicains

3. Construction / BTP : un marché en tension

  • Le boom immobilier entraîne une demande constante en sous-traitance : second œuvre, matériaux de construction, architecture, systèmes d’économie d’énergie.
  • Importations massives de matériaux = opportunités de production ou de revente locale.
  • Main-d’œuvre disponible, mais encadrement technique à structurer.

📌 Barrière à l’entrée : ⚠️ Moyenne
👷 Intéressant pour les artisans, PME du bâtiment ou franchises techniques
🔧 Forte demande en solutions éco-efficientes (climatisation, isolation, récupération d’eau)

4. Coworking et services aux nomades digitaux

  • Forte croissance de la communauté expatriée et freelance, notamment à Las Terrenas, Cabarete, Santo Domingo.
  • Besoin réel d’espaces de coworking modernes, hybrides, avec services associés (logement, crèches, restauration).
  • Potentiel également pour les centres de formation IT, incubateurs, ou lieux de vie communautaires.

📌 Barrière à l’entrée : ✅ Faible
💼 Accès simple via la location ou l’achat de locaux commerciaux + branding international
🧑‍💻 Marché encore très ouvert, faible concurrence, très bon ROI possible en bord de mer

🏭 Zones franches industrielles & technologiques : un levier d’investissement structurant

Le gouvernement dominicain a mis en place des zones franches (zonas francas) qui offrent une exonération fiscale quasi-totale pour les entreprises qui s’y installent, notamment dans :

  • La fabrication industrielle
  • Les services numériques / call centers
  • L’agroalimentaire et l’emballage
  • La biotechnologie

✅ Avantages majeurs :

  • 0 % d’impôt sur les sociétés pendant 15 à 20 ans
  • Exonération de TVA, droits de douane, taxes locales
  • Accès facilité au foncier aménagé (parcs industriels, bâtiments pré-équipés)
  • Disponibilité de main-d’œuvre bon marché et formée

📌 Implantations clés : Santiago, San Pedro de Macorís, La Vega, Santo Domingo Oeste

📌 Barrière à l’entrée : ⚠️ Moyenne à élevée (dépend du secteur)
🔍 Requiert une stratégie bien cadrée et un dossier validé par le CNZFE (Conseil national des zones franches)

🏨 Copropriétés hôtelières et clubs deals : investir dans l’hôtellerie autrement

Les copropriétés hôtelières (condo-hôtels) permettent d’investir dans un hôtel ou resort, en achetant une chambre, une suite ou une part du capital, avec un rendement locatif garanti ou mutualisé.

✅ Avantages :

  • Revenus passifs via une gestion centralisée
  • Baisse du ticket d’entrée (dès 90 000 à 150 000 €)
  • Accès à des propriétés premium (Punta Cana, Las Terrenas, Cap Cana)

🔄 Formes émergentes :

  • Club deals hôteliers : plusieurs investisseurs réunis dans une société, chacun détenant une part (modèle plus souple que les SCPI)
  • Projets souvent liés à des promoteurs internationaux, avec vision long terme (5 à 10 ans)

📌 Barrière à l’entrée : ✅ Faible à moyenne
🏢 Idéal pour les profils passifs ou semi-actifs
📊 Rentabilité moyenne attendue : 6 à 8 % net/an, hors valorisation du capital

🧾 Mini-fiches secteur : résumé stratégique

SecteurPotentielRentabilité estiméeBarrière à l’entréeIdéal pour
Agroalimentaire🌱 Élevé8–12 % (long terme)MoyenneImpact / écologie
Énergies renouvelables⚡ Stratégique10–15 % (industriel)Moyenne/élevéeTech / fonds
BTP / Construction🧱 Fort12–20 %MoyennePME bâtiment
Coworking / services nomades🌐 Très fort15–20 %FaibleEntrepreneurs agiles
Zones franches industrielles🏭 StructurantVariable selon l’activitéMoyenne/élevéeEntreprises en croissance
Copropriétés hôtelières🏨 Stable6–8 % netFaibleInvestisseurs passifs

Vos questions fréquentes sur l’investissement en République dominicaine

Est-ce que les étrangers peuvent acheter un bien immobilier en République dominicaine ?

Oui. Il n’y a aucune restriction légale pour les étrangers. Que vous soyez résident ou non, vous pouvez acquérir un bien en nom propre ou via une société locale. L’achat doit cependant respecter certaines procédures juridiques locales (titre de propriété valide, enregistrement notarié, etc.).

Faut-il être résident pour acheter ou investir ?

Non. La résidence n’est pas une condition pour acheter un bien, ni pour percevoir des revenus locatifs. Toutefois, devenir résident fiscal peut être intéressant sur le plan patrimonial et fiscal, notamment si vous vivez plusieurs mois par an sur place.

Le système juridique dominicain est-il fiable ?

Il est globalement fonctionnel, mais exigeant de la vigilance. La réforme du cadastre progresse, mais certains pièges subsistent (titres erronés, promoteurs peu fiables). Il est impératif de travailler avec un avocat indépendant, de vérifier les documents, et de ne jamais signer un contrat sans due diligence complète.

Est-il préférable d’acheter en nom propre ou via une société ?

Cela dépend de votre stratégie. Pour un achat isolé ou personnel, le nom propre suffit. En revanche, une société (SRL) est préférable si vous :

  • Détenez plusieurs biens
  • Souhaitez déduire des charges
  • Préparez une revente à moyen terme
  • Visez un statut d’investisseur professionnel

Peut-on obtenir un financement immobilier local en tant qu’étranger ?

Oui, certaines banques dominicaines acceptent de financer des non-résidents. L’apport personnel exigé est souvent élevé (30 à 50 %), avec des taux d’intérêt entre 7 et 9 %. Le dossier doit être solide, complet et bien préparé.

La location touristique est-elle autorisée ?

Oui, dans la majorité des zones touristiques (Punta Cana, Las Terrenas, Cabarete, etc.). Elle est encadrée légalement, notamment en copropriété. Il convient de s’assurer que le règlement de la résidence ne l’interdit pas et que la gestion est bien organisée (conciergerie, fiscalité déclarée si besoin).

Est-ce que le régime CONFOTUR est automatique ?

Non. Il ne s’applique que pour les projets reconnus officiellement par le ministère du Tourisme. Vous devez acheter dans un programme validé, avec une attestation CONFOTUR individuelle fournie par le promoteur. Vérifiez bien ce point avant de signer.

Les revenus locatifs sont-ils imposables si je vis en France ?

Oui. Si vous restez résident fiscal français, vous devrez déclarer vos revenus locatifs en France, même s’ils sont issus d’un bien à l’étranger. Et comme il n’existe pas de convention fiscale entre la France et la République dominicaine, une double imposition est possible (sans crédit d’impôt). Une structuration adaptée peut limiter cet effet.

Quelle rentabilité peut-on espérer ?

Elle dépend de la localisation, du type de bien, et de la stratégie locative. En moyenne :

  • Location courte durée : 7 à 12 % brut
  • Location longue durée : 4 à 6 % brut La rentabilité nette varie selon les charges, les frais de gestion, et le montage fiscal.

Combien de temps faut-il pour acheter un bien en République dominicaine ?

Le processus prend en général entre 30 et 90 jours, de la réservation à l’enregistrement du titre. Cela peut aller plus vite pour un bien neuf ou prêt à livrer, et plus long si des vérifications supplémentaires sont nécessaires.

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